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Jarville

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La place de Jarville

La position décalée par rapport au village vient probablement qu’autrefois , d’après la tradition, Jarville dépendait de la paroisse d’Obsonville. Au XV ème siècle pendant une épidémie le curé de cette dernière localité ne voulant pas porter les derniers secours de la religion aux habitants de Jarville, celui d’Aufferville se dévoua pour la circonstance. En reconnaissance les habitants de Jarville voulurent que leur village fit partie de la paroisse d’Aufferville.  Il est évidemment difficile de savoir ce qu’il en fut exactement de ces événements.On trouve dans une délibération du mardi 9 mai 1789 à Aufferville la décision d’établir un garde pour la sureté du grain de toute nature ainsi que les vignes et bois de la paroisse d’Aufferville sauf Jarville qui n’est point du même territoire. Le hameau n’était donc rattaché à Aufferville d’un point de vu seulement sipituel. N’oublions pas que toutes ces terres, étaient des fiefs possédés par quelques barons, comtes  et qu’on ne demandait point l’avis des habitants qui faisaient partis ainsi de la propriété.

 Le fief de Jarville (de la paroisse d’Aufferville), dépendait de la baronnie d’Obsonville, appartenait à M. d’Héricourt.Bénigne Trousset d’Héricourt avait achèté au tout début du XVIIIème siècle aux héritiers Brûlart la moitié d’Obsonville, Anne-Louise d’Estourmel hérite de l’autre moitié, de sa mère Anne Brûlart.

 Des habitants de Jarville en route vers les colonies :

Dans la seconde moitié du 19ème, plusieurs pays dont la France et l’Angleterre tentent d’imposer la colonisation de l’Archipel des Nouvelles-Hébrides situé à l’Est de la Nouvelle-Calédonie. Malgré les difficultés (liaisons rares, manque de soutien de la France, terres en friches,…) quelques colons français s’installent sur les terres très fertiles de l’archipel, pour cultiver le café, le coton, le maïs,….Toujours dans un contexte de lutte d’influence sur ces territoires entre la France et l’Angleterre, le gouvernement français avait accordé en juillet 1900 à ses colons des Nouvelles-Hébrides les mêmes garanties de protections que l’Angleterre. Un ensemble de mesures administratives, judiciaires et douanières complétait ce dispositif qui évoluera jusqu’à donner naissance au Condominium de 1906 c’est-à-dire à une souveraineté conjointe de la France et de l’Angleterre, ceci jusqu’en 1980. C’est ainsi que le dénommé Henri Désiré Russet(*), frère puîné d’Auguste Russet (selon 1) né le 7 octobre 1881 à Aufferville s’expatriat après son service militaire, attiré par son frère parti en 1901 pour l’ile d’Espiritu Santo aux Nouvelles-Hébrides (archipel exploré par James Cook en 1774), il y arrive lui-même en 1906 (2).

Leur père, Auguste Rucet (ou Jean Augustin d’après l’acte de naissance) était agriculteur à Jarville.

(1) Patrick O’Reilly -1957- Hébridais : répertoire bibliographique des Nouvelles Hébrides.

(2) Jean Guiart- 1986- Journal de la Société des Océanistes vol 42 numéro 82-84, pp7-40

(*) L’acte de naissance indique Rucet avec un ‘c » et non deux « s ».On trouve écrit Russet dans des actes d’état-civil d’Aufferville des années 1890 ; écriture indifférente semble-t-il.

Lieux dits : l’ Epine, le bas de Jarville et le Chemin de la Messe