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De la révolution à la fin du XIXème siècle

Période révolutionnaire : La régularité des appels (péremptoirs) à Aufferville qui font état d’aider les pauvres, montre que le royaume est au plus mal et les Etats Généraux sont convoqués le 1er mai 1789 qui s’ouvrent le 5 mai 1789 à Versailles. Ils marquent le début de la Révolution. C’est donc le dimanche 1er mai 1789 que l’assemblée du village « au son de la cloche haute et intelligible » choisit deux députés, Martin Paillard – Martin Hervy pour la convocation des Etats généraux. L’hiver 1788-1789 fut rude et désastreux pour les récoltes. Est ce pour protéger le peu qu ‘il y avait ? Ou la Grande Peur (de Juillet à Août 1789) s’invitait elle déjà à Aufferville ? Le mardi 9 mai 1789 à Aufferville toujours « au son de la cloche haute et intelligible » devant une partie des habitants et notables devant l’église on décide d’établir un garde pour la sureté du grain de toute nature ainsi que les vignes et bois de la paroisse d’Aufferville sauf Jarville* qui n’est point du même territoire. Etablit avec commission et désirs et acte et privilège aux frais de la commune un certain Noël Huguet comme garde. *si le hameau est rattaché à Aufferville d’un point de vu ecclésiastique le territoire en lui même ne l’était pas encore. Le 14 décembre 1789 l’Assemblée Nationale vote une loi créant les communes désignées comme la plus petite division administrative en France) Quelque temps plus tard le 3 mai 1789 sont choisis François Pruneau et Joseph Edouard responsables des deniers royaux pour l’année ….. 1790. Puis le 21 août 1789 ou un certain Legros fait état de la perte d’un cheval et du rachat d’une autre bête (une procédure classique que l’on retrouve régulièrement) Rien d’important donc entre le 3 mai et le 21 août 1789 ne semble être parvenu jusqu’à Aufferville, du moins à en lire les délibérations…. Reste que le 22 septembre 1789 les habitants laboureurs et vignerons sont priés d’aller « chaumer » sur le territoire sous peine des peines portées par les ordonnances … Mais en quelques mois le monde a changé. Prescrit par les lettres et patentes du « Roy » au vu du décret de l’ Assemblée nationale du mois de décembre 1789 la formation de la nouvelle municipalité à Aufferville qui a lieu le 7 février 1790. Sont élus à l’unanimité Jean Charles Collin le curé de la paroisse, Martin Bonnet le directeur des écoles et Férutin Detour. Ils sont chargés de présider à l’assemblée qui doit composer la nouvelle municipalité dont Gabriel Gourdet sera le maire Le 2 novembre 1789 c’est le décret de l’Assemblée constituante, déclarant que les biens du clergé sont « mis à la disposition de la Nation et le 28 décembre 1793 et c’est la confiscation les biens des émigrés et ses fugitifs, des prêtres réfractaires, des déportés et détenus, des condamnés à mort et des étrangers ressortissants de pays ennemis. Du côté administratif Aufferville en 1790 fait parti du district de Nemours dans le canton de Beaumont-du-Gâtinais et l’an IX voit Aufferville dans l’arrondissement de Fontainebleau, canton de Château-Landon. En 1794 dans notre commune on délibère au nom de la  liberté, de l’égalité ou de la mortLorsque le curé Collin doit se retirer à Nemours après avoir inventaire et remise les clefs du presbytère. Il ne put en revenir qu’après avoir reconnu obéissance et soumission aux lois de la république une et indivisible. Il n’ y a plus de registre des délibérations aux archives de la mairie d ‘Aufferville entre le premier et le second Empire  

XIX ème siècle En 1813 une affaire compliquée sur la propriété de la place revendiquée en partie par le sieur Benoist . Elle trouvera son épilogue en 1835 par la vente des terrains par le sieur Benoist après divers événements rocambolesques.  

Invasions Les défaites des deux « Napoléons » ont lourdement pesé sur le village.  

1814 La Campagne de France de Napoléon 1er ne suffit pas à contrer les armées de la coalition . C’est la fin de l’Empire Les cosaques au nombre de 10 000 sont arrivés sur la commune. Les maisons en étaient toutes remplies. Le camp était derrière les maisons et les canons braquées le long de la route de Nemours à Beaumont. Les habitants devaient leur porter les vivres . Il faut y ajouter d’autres nations, prussiens et bavarois. En fait ces cosaques commandés par le Général Platow, battaient en retraite après avoir perdu 150 hommes et 80 prisonniers suite à la remontée par le Loing, du Général Allix, qui les « culbuta » vers Ormesson et Aufferville. Histoire des campagnes de 1814 et 1815, en France – Page 396 Frédéric Guillaume de Vaudoncourt – 1826  

1815 Après Waterloo les cosaques sont revenus. Un retardataire ivre resté seul prenait plaisir à battre le briquet pour mettre le feu aux couvertures de chaume. Un habitant du pays , Etienne Jamet s’approcha du russe lui pris son sabre et lui fendit la tête..

En 1838 il y a 615 habitants à Aufferville

En 1852 comme la 1ère république (inapplicable car trop démocratique) la deuxième accouche d’un Empire.

empire

Proclamation du 2ème empire

A Aufferville la proclamation du 2ème Empire est notée en bonne place et les réjouissances pour la célébration de la naissance du prince impérial coûteront 20 francs de plus au budget de la commune Le préfet nomme BesnardEtienne François maire d’Aufferville

1856 Aufferville compte 636 habitants

1857 au nom de l’empereur Gillet François est nommé maire. 1859 : création du corps des sapeurs pompiers d’Aufferville. 1861 : le nombre d’habitants atteint  655.  

Cimetière : 1864 on porte le règlement pour les concessions du nouveau cimetière et l’arrêté n° 96 en donne les dispositions à savoir – interdiction d’inhumer dans l’ancien cimetière – Obligation d’inhumer dans le nouveau On peut être surpris par l’ingénuité de ces délibérations mais le règlement c’est le règlement Reste que le vide laissé par l’ancien cimetière ne sera pas conséquences lui aussi sur l’ église aujourd’hui  

1870

Napoléon III se lance dans une guerre désastreuse qui voit la défaite de Sedan. L’ennemi a la route ouverte sur Paris. C’est la fin du deuxième empire , la commune de Paris et une période troublée qui conduira à la 3ème république qui ne sera instaurée définitivement qu’en 1875 En attendant les prussiens sont à Aufferville. Ils restent 5 à 6 mois dans le pays. Les réquisitions , blé , avoine , fourrage , vaches , chevaux se sont élevés à 21 867,40 F . Le dimanche 18 décembre 1870 les prussiens accusent un habitant de la commune d’avoir tiré un coup de feu sur un cavalier prussien. En fait le bruit avait été produit par la chute d’une vitre tombée sur un pavé. La maison d’où est parti le bruit a été incendiée. Les autorités prussiennes réclament en outre 20 000 francs. Le conseil municipal sous la présidence d’Adrien Cornichon maire, s’insurge mais devant l’absence d’un gouvernement régulier et toute autorité française se résigne à payer la somme aux autorités prussiennes. Toutefois après une entrevue à Grineville (loiret) avec le général du 3 ème corps d’armée prussiennes la somme a été réduite à 14400 francs payée par souscription auprès de habitants et portée à Grineville. le 10 janvier 1871 le conseil municipal sous la présidence de Guillaume Delafoy, maire, se déclare dans l ‘impossibilité de payer les impôts demandés par les autorités allemandes. Mais dès le 24 février il est décidé de contracter un emprunt de 6000 francs.Les problèmes engendrés par les réquisitions se poseront longtemps après le départ de prussiens, de même que le remboursement de la souscription. En cette même année c’est Delafoy Guillaume exerce les fonctions de maire mais il n’est fait pas référence aux changements et l’avènement de la 3 ème république. Le Ban de Vendange (proclamation des vendanges) rythme encore la vie du village avant l’apparition du phylloxéra dans ces mêmes années et la disparition des vignes dans de nombreuses régions de France.

Les foires de Beaumont-du-Gâtinais devaient être importantes dans la région pour faire état de diverses délibérations ou l’on voit le conseil municipal appelé à se prononcer et ne s’oppose pas aux changements des dates des foires : – 1 ère le mardi qui précède le 30 mai – la seconde le mardi qui précède le 30 août De par la loi du 5 avril 1884 le conseil municipal procède à l’élection du nouveau maire . Jean Baptiste Pelletier déjà en place est donc le 1 er maire élu par le conseil municipal de cette nouvelle loi.  

Aufferville en 1888 On ne trouve que 6 puits sur la commune. Le puits communal est à engrenage remplaçant en 1860 celui en bois. A Busseau même opération en 1868. Dans les autres hameaux les autres puits suivront. L’eau du puits n’était pas gratuite puisqu’il fallait en faire réparation et entretien que l’on retrouve régulièrement dans  » Puits établissement des rôles et taxes » (sauf pour les indigents). C’est aussi un projet avorté de canal d’alimentation en eau douce en 1868 . Les habitants s’équiperont en citerne dans des conditions d’hygiène douteuses et le creusement de puisards. L’état des rues est déplorable. on se décide en 1850 à paver la rue principale avec les pavés de rebut de la route de Beaumont. Avec les déblais et les pierres lors du creusement de la mare des rues on répare rue et les entrées du pays qui en avaient fort besoin. On y cultive les céréales mais aussi la vigne , le safran et le maïs fait son entrée.

Le commerce n’a jamais été très important. A la fin de ce siècle on pouvait trouver : – bourg : 1 boulanger, 1 boucher, 1 « cordonnier épicier marchand de vaisselle limonadier », 1 « menuisier épicier marchand de vin » 1 « aubergiste placier agent d’assurances » ,1 « cordonnier épicier », 1 « cordonnier perruquier », 1 « tailleur épicière », 1 « maréchal ferrant vétérinaire », 1 « charron débitant de tabac » et 2 autres sans autre activité, 1 horloger,1 entrepreneur de battage, 1 bourrelier, 1 sabotier et 1 autre aussi perruquier, 2 maçons – Busseau : 1 épicier marchand de vin , 2 maçons Il n’est noté aucune activité de commerce dans les autres hameaux

1892 Construction de la mairie-école actuelle